Vendredi 29 janvier 2010
5
29
/01
/Jan
/2010
09:23
Il était entré au coeur de la névrose. Il rencontrait une part de lui-même capable de penser et d'agir en-dehors de toute convention, de tout sens moral. Il avait
fait fi de la réalité et de ses contraintes, voulant s'en jouer, littéralement. De temps à autres, parce qu'il est impossible -sauf à sombrer dans la folie pure- de nier absolument cette réalité,
il connaissait les sursauts qui l'empêchaient de tout rompre.
Il émergeait, honteux et minable, à une conscience aigu et douloureuse de ses gestes et de ses actes. Affligé par le jugement sévère qu'il portait à cette ombre de lui, il ne savait ressentir que
faiblesse et abattement. Un sentiment d'impuissance l'envahissait, laissant finalement apparaître une colère de moins en moins contenue. La colère. Il refusait de s'appliquer ce verdict qui le
chargeait démesurément. Il menait contre lui-même et ses démons une bataille acharnée.
Il lui fallait retrouver son calme, sa douceur, après avoir fait le constat de ses débordements. Il devait retrouver la paix, se délivrer de toute passion, de toute fièvre, de toute
souffrance.
Par caroline
-
Publié dans : au fil des jours
0