Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 22:16

"elle

un instant croit que tout s'éclaircit. Deux heures après, la lumière donne à l'envers."


"il

finalement avec elle assez déconcerté de se trouver aussi jaloux de tous les hommes de la terre."


"il

craint qu'elle se fâche à force d'insister, il insiste quand même, elle soupire."

 

 

Ces quelques mots sont ceux d'Albane Gellé, extraits de son recueil intitulé "Je te nous aime", aux éditions Cheyne.

 

Par caroline - Publié dans : extraits
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 13:06

"C'est le vide qui permet le plein effet. Le vide permet le passage de l'effet. Tandis que, devenant opaque, le plein fait obstacle.

Le vide est ce qui maintient le réel en cours, donc effectif -"animé"- (au contraire d'enlisé).

Conclusion (mais y revenir) : le vide est le fonds inépuisable de l'effet."


François Jullien

Par caroline - Publié dans : extraits
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 13:01

"(...) or voici que nous découvrons au plus loin, en Chine, une conception de l'efficacité qui apprend à laisser advenir l'effet : non pas à le viser (directement) mais l'impliquer (comme conséquence), c'est-à-dire non pas à le chercher mais à le recueillir -à le laisser résulter."


François Jullien est philosophe et sinologue. Cet extrait a été lu dans Le détour et l'accès - stratégies du sens en Chine, en Grèce, aux éditions Points essais

Par caroline - Publié dans : extraits
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 09:23
Il était entré au coeur de la névrose. Il rencontrait une part de lui-même capable de penser et d'agir en-dehors de toute convention, de tout sens moral. Il avait fait fi de la réalité et de ses contraintes, voulant s'en jouer, littéralement. De temps à autres, parce qu'il est impossible -sauf à sombrer dans la folie pure- de nier absolument cette réalité, il connaissait les sursauts qui l'empêchaient de tout rompre.
Il émergeait, honteux et minable, à une conscience aigu et douloureuse de ses gestes et de ses actes. Affligé par le jugement sévère qu'il portait à cette ombre de lui, il ne savait ressentir que faiblesse et abattement. Un sentiment d'impuissance l'envahissait, laissant finalement apparaître une colère de moins en moins contenue. La colère. Il refusait de s'appliquer ce verdict qui le chargeait démesurément. Il menait contre lui-même et ses démons une bataille acharnée.
Il lui fallait retrouver son calme, sa douceur, après avoir fait le constat de ses débordements. Il devait retrouver la paix, se délivrer de toute passion, de toute fièvre, de toute souffrance.
Par caroline - Publié dans : au fil des jours
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 21:09

Il me faut des mots en cascade pour que je tienne debout. Je les formule en urgence. J'improvise à la minute. Des petites béquilles ridicules. Je les sors par grand vent et c'est tous les jours tempête.

Par caroline - Publié dans : au fil des jours
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